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Actualités, Capital News
25/02/2026

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L’IA fait vaciller le secteur du logiciel

Les agents d’IA bousculent les éditeurs de logiciels et provoquent une correction historique sur les marchés. Menace durable ou simple ajustement ? Découvrez les enjeux réels derrière cette secousse technologique.

Un début d’année compliqué

Depuis le début de l’année, les marchés financiers doutent de l’avenir des éditeurs de logiciels face à l’essor de l’intelligence artificielle (IA). En particulier l’IA agentique, qui est capable de prendre des décisions et d’exécuter des tâches entières.

En quelques séances début février, près de 1 000 milliards de dollars de capitalisation se sont évaporés sur les valeurs liées aux logiciels et aux services. Ceci, après l’annonce par Anthropic (concurrent de OpenAI) de nouveaux outils capables d’automatiser des tâches juridiques et administratives. L’épisode a été suffisamment brutal pour que certains y voient un « réveil » sur le risque que des agents d’IA contournent purement et simplement les applications existantes. Pourtant, à la lumière des fondamentaux, de l’histoire des précédentes disruptions technologiques et surtout de la structure des logiciels modernes, la conclusion pourrait bien être plus nuancée. L’IA va transformer le logiciel, elle s’y connecte mais ne le remplace pas.

Les agents d’IA sèment le doute sur les marchés

La panique actuelle sur le segment des logiciels débute en février : Anthropic annonce une nouvelle génération d’outils, dont « Cowork ». Ces outils sont capables d’automatiser des tâches de back office dans des domaines comme le droit, la finance ou l’administration. Le marché extrapole aussitôt. Si un agent IA peut lire des contrats, remplir des formulaires, lancer des workflows et produire des comptes rendus, pourquoi continuer à payer cher des logiciels spécialisés de gestion juridique, de relation client ou d’administration financière ? Les valeurs les plus exposées décrochent les premières, puis le mouvement s’étend rapidement.

Plusieurs grands noms du secteur sont particulièrement touchés. Thomson Reuters, très présente dans les logiciels et services pour le secteur légal, recule d’environ 37% depuis le début de l’année. Salesforce, acteur majeur des logiciels de relation client en cloud, perd autour de 30% sur la même période. La société Adobe quant à elle, connue pour ses logiciels de création (Acrobat, Photoshop, InDesign…), baisse d’environ 26%. Son modèle économique était d’ailleurs déjà sous pression, avec un repli d’environ 60% depuis ses plus hauts de 2024. Globalement, les marchés ont surtout sanctionné les segments où l’IA est perçue comme capable d’automatiser des tâches de « connaissance » : coder, analyser, rédiger, documenter ou encore conseiller.

Le graphique ci-dessus de la Bourse de Londres (LSEG) illustre l’ampleur du choc sur les logiciels par rapport aux épisodes précédents.

Le « drawdown » actuel (c’est à dire la baisse depuis ses plus hauts récents) rivalise déjà avec les grandes secousses des vingt dernières années. Par exemple : la crise financière de 2008 2009, le choc Covid de 2020 ou encore la correction de 2022 liée à la remontée des taux.

Une pression comparable à celle subie par la presse?

Une analyse de Goldman Sachs montre que les actions de la presse américaine ont perdu en moyenne 95% entre 2002 et 2009. Elles ne se sont stabilisées qu’une fois les prévisions de bénéfices ont touché leur point bas.

La comparaison avec ce qui se passe dans le secteur des logiciels, souvent remontée dans les commentaires de marché, alimente l’idée d’un scénario long. Dans ce scénario, les valeurs logicielles subiraient, année après année, une pression continue. Et l’IA grignoterait progressivement certaines sources de revenus.

On retrouve ainsi une mécanique connue : valorisations élevées, apparition d’une nouvelle technologie perçue d’abord comme un simple complément puis comme un substitut. Et enfin, une longue phase de réévaluation liée à la réduction du moat, l’avantage concurrentiel. Cet épisode reste toutefois anecdotique pour l’instant. On ne constate pas encore de cannibalisation visible des parts de marché au sein du secteur logiciel.

Perte de valeur des actions de la presse américaine entre 2002 et 2009

Les agents d’IA : fonctionnalités puissantes ou remplaçants du logiciel ?

Aujourd’hui, même très avancés, les agents d’IA ressemblent davantage à une fonctionnalité connectée aux logiciels existants qu’à un écosystème autonome. Un logiciel d’entreprise ne se résume pas à une interface : il s’appuie sur une base de données structurée, des droits d’accès, des règles de conformité, des historiques d’actions et de nombreuses intégrations avec d’autres systèmes. Les agents d’IA doivent se brancher sur ces logiciels pour accéder aux données, déclencher des opérations et respecter les règles définies dans les systèmes d’information.

Dans la pratique, l’IA modifie surtout la manière d’interagir avec ces outils. Elle délègue une partie des tâches à des agents, qui utilisent les logiciels en arrière plan, à la place de l’utilisateur. Les logiciels d’entreprise restent cependant le point central pour la gestion des données métiers, des règles de contrôle, de la conformité et des échanges avec les autres applications au sein des entreprises.

Risques et opportunités de l’IA pour les éditeurs de logiciels

Certains segments restent vulnérables. En particulier ceux qui proposent des solutions très standardisées, centrées sur une fonction particulière, avec peu de données propriétaires et une intégration limitée chez les clients. Dans ces cas, les processus sont simples, les données facilement accessibles et les interfaces ouvertes. Cela permet à des agents d’IA de reproduire une grande partie de l’usage avec moins de licences et moins d’utilisateurs facturés. Ce qui comprime les coûts et une partie de la marge. À l’inverse, les éditeurs qui s’appuient sur des données propriétaires riches, intégrées à des processus métiers complexes, et à des systèmes difficiles à reproduire, utilisent plutôt l’IA pour renforcer leurs offres. Davantage d’automatisation, modèles de prix plus souples, élargissement des usages sans explosion des coûts, rôle de plateforme consolidé.

Les travaux récents montrent que la diffusion des agents d’IA reste, à ce stade, concentrée sur un nombre limité de cas d’usage. Citons notamment le support client, l’IT et certains processus administratifs. Leur déploiement à grande échelle exige des investissements techniques, mais aussi une adaptation des organisations, de la gouvernance et des pratiques opérationnelles.

Un potentiel important de transformation

Autrement dit, le potentiel de transformation est important, mais la transition s’inscrit dans le temps, ce qui laisse une marge d’adaptation aux acteurs en place.

Les premières implémentations montrent aussi que les agents d’IA s’intègrent souvent au cœur de plateformes existantes, notamment dans les grands logiciels de gestion ou de relation client. Ils servent alors d’interface intelligente pour naviguer dans le système, lancer des workflows, consolider des données ou proposer des recommandations, sans remettre en cause le rôle central du logiciel dans la qualité des données, la traçabilité et la conformité.

Dans ce contexte, la forte baisse observée en début d’année ressemble davantage à un ajustement rapide des attentes qu’à un signe de basculement imminent vers un monde « sans logiciels ». L’IA agit surtout comme une nouvelle couche qui reconfigure la répartition de la valeur au sein de l’écosystème logiciel, plutôt que comme un substitut immédiat de ces systèmes. Pour les éditeurs comme pour les investisseurs, la question clé devient alors moins de savoir si l’IA va remplacer le logiciel, que d’anticiper le rythme et l’ampleur du rééquilibrage entre agents, infrastructures d’IA et logiciels d’entreprise.

Informer. Comprendre. Investir à contre-courant

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