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Actualités, Presse
11/03/2026

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Comment construire un portefeuille capable de traverser les crises ?

A chaque fois qu’un stress se fait ressentir au niveau des marchés financiers, une question préoccupe la plupart des investisseurs : comment construire un portefeuille capable de traverser les crises ?

Alors que les marchés tentaient déjà d’absorber plusieurs chocs successifs – covid, guerre en Ukraine, inflation, tarifs douaniers – le regain de tensions entre l’Iran et Israël/États Unis est venu ajouter une couche d’incertitude supplémentaire.

Dans ce contexte géopolitique et économique particulier, quelle stratégie adopter pour construire un portefeuille résilient et tirer parti des opportunités qui se dessinent lorsque les marchés deviennent plus volatiles ?

Obligations : privilégier la qualité et la flexibilité

En ce qui concerne l’allocation obligataire, les obligations gouvernementales de pays faiblement endettés et exportateurs de matières premières conservent une place importante dans un portefeuille bien diversifié.
Plus précisément, les obligations indexées sur l’inflation qui font partie de l’univers des obligations d’Etats offrent une couverture contre le risque inflationniste.

Une autre partie du portefeuille obligataire peut être allouée en obligations corporate investment grade (ratings supérieurs ou égal à BBB).

Sur le plan des devises, une exposition mesurée au dollar US reste pertinente. Au-delà du dollar et de l’euro, des devises comme la couronne norvégienne et le dollar australien méritent une place dans une allocation bien construite.
Maintenir une duration moyenne du portefeuille obligataire inférieure à 4 ans permet de limiter la sensibilité aux fluctuations des taux et de garder une flexibilité opportuniste. Si les rendements remontaient sous l’effet d’un choc géopolitique prolongé, la capacité à rallonger la durée pour capter des niveaux plus attractifs serait immédiate.

Sur le plan géographique, les dynamiques diffèrent nettement. Aux États Unis, la détente relative de l’inflation a permis aux rendements à 10 ans de refluer autour des 4 %, alimentant l’espoir d’un assouplissement monétaire.

En Europe, les rendements allemands sont restés plus stables, traduisant des attentes d’inflation plus structurées.
Dans ce contexte d’incertitude générale, certaines obligations souveraines notées AAA – Australie, Norvège, Singapour – continuent de servir de refuge. Malgré les pressions que pourrait exercer le conflit sur les finances publiques américaine et allemande, plusieurs analystes estiment que les outils dont disposent aujourd’hui les banques centrales (QE, financement à très court terme, voire formes de répression financière) limitent fortement la probabilité d’un défaut souverain.

L’inflation redevient préoccupante

La hausse des prix de l’énergie — étroitement corrélée à l’évolution du Brent — rappelle que l’inflation reste l’ennemi numéro un de l’investisseur.

Dans ce cadre, les obligations indexées sur l’inflation gardent tout leur intérêt : une allocation significative dans cette catégorie constitue une protection puissante dans un environnement où un choc énergétique, géopolitique ou logistique peut rapidement faire remonter les anticipations d’inflation.

Au niveau des crédits aux entreprises, malgré les tensions actuelles, les spreads de crédit (primes de risques) restent étonnamment contenus. Les entreprises disposant de bilans robustes bénéficient encore de conditions attractives, même si la prudence s’impose pour les sociétés fortement endettées ou dépendantes de financements externes.

Les récentes perturbations montrent d’ailleurs que la vulnérabilité touche en priorité les acteurs à faible capacité d’autofinancement — un point crucial à l’heure où le coût du capital se normalise.

Marchés actions : un leadership moins concentré

Sur les marchés actions, le leadership des valeurs « magnificent seven », très concentré des dernières années cède la place à une performance plus diffuse :

  • l’indice MSCI World équipondéré surperforme son équivalent pondéré par la capitalisation ;
  • les marchés non américains affichent un rattrapage net sur les derniers mois.

Les méga-capitalisations technologiques continuent de bénéficier d’une dynamique solide, mais leurs énormes investissements dans des infrastructures énergivores soulèvent de nouvelles interrogations. L’intensité capitalistique de l’IA transforme leur modèle opérationnel, tout en accentuant les risques liés à la pertinence future de ces infrastructures.

Parallèlement, certains secteurs autrefois sous valorisés — comme les banques européennes — profitent d’une réévaluation portée par les premiers gains de productivité liés à l’IA.

Énergie et matières premières : des contraintes structurelles persistantes

La forte contribution des secteurs minier et énergétique depuis 2025 rappelle leur rôle central dans l’équilibre des marchés. Le retour d’un risque géopolitique majeur renforce un constat déjà visible : l’énergie est redevenue un goulot d’étranglement, accentué par les besoins colossaux de l’IA et par la fragilité persistante de certaines chaînes d’approvisionnement.

La courbe à terme du pétrole (contrats futures) affiche d’ailleurs un effet Contango (marché normal où les prix futures sont plus élevés que les prix spot du moment) marqué, interprété par beaucoup comme le signe que le marché anticipe un choc ponctuel, limité dans le temps, plutôt qu’un bouleversement durable.

Free cash flow et solidité financière restent les deux repères les plus fiables

Les épisodes récents — de la crise sanitaire à la volatilité géopolitique — ont confirmé que les entreprises capables de générer un flux de trésorerie disponible important, et disposant de bilans solides, résistent nettement mieux aux chocs.

À l’inverse, les sociétés dépendantes de financements externes ou présentant un endettement élevé pourraient subir un stress accru dans l’environnement actuel.

La remise en question sur les marchés alternatifs

Le repli spectaculaire du bitcoin, revenu à ses niveaux d’il y a cinq ans malgré la hausse des marchés actions sur la même période, illustre la fragilité d’une partie des actifs alternatifs. On observe souvent une forte corrélation positive entre les cryptomonnaies et les actions technologiques considérées comme des actifs à bêta élevé (high beta). Ces devises alternatives amplifient les mouvements de marché des actions, avec des gains/pertes 3 à 5 fois plus marqués que les indices traditionnels en période de risque.

Le capital investissement fait également face à un durcissement des conditions financières et à des doutes croissants sur certaines valorisations. Dans un contexte où certaines levées de fonds se présentent encore à des prix élevés, le décalage entre valorisations privées et économiques interroge.

Private markets : un point de rupture?

La plus forte perturbation récente se joue probablement loin des marchés cotés : dans l’univers des private markets (Private Equity).

Ce secteur, par nature opaque et faiblement régulé, connaît depuis plusieurs trimestres une forme de « décompression » accélérée.

Contrairement aux marchés publics — où la découverte des prix est continue — les actifs privés reposent sur des valorisations discrétionnaires, parfois déconnectées des conditions réelles. Leur diffusion dans des produits destinés aux investisseurs particuliers (unit linked, fonds semi liquides, feeder funds) crée aujourd’hui un paradoxe : des instruments structurellement illiquides se retrouvent dans des portefeuilles censés offrir une liquidité régulière.

La conséquence se fait désormais sentir :

  • des demandes de rachat qui ne peuvent être honorées ;
  • des valorisations réajustées tardivement ;
  • un risque accru d’erreurs, voire de dérives, dans un segment qui manque de transparence.

Plusieurs observateurs y voient une forme de « 2008 bis », non pas via les titrisations hypothécaires, mais via le private credit et, vraisemblablement, bientôt une partie du private equity.

Si cette correction n’est pas — pour l’instant — de nature systémique, le retour à la normale pourrait prendre du temps. Et les tensions géopolitiques actuelles ne contribueront pas à apaiser ce segment déjà fragilisé.

Conclusion : entre risques et résilience

Dans l’ensemble, les investisseurs évoluent aujourd’hui dans un environnement où :

  • un choc géopolitique majeur pourrait prolonger la volatilité,
  • un stress prolongé sur les private markets pourrait devenir contagieux,
  • mais les fondamentaux robustes (cash flow, bilans solides, diversification) permettent d’absorber une partie des secousses.

L’histoire récente le montre : la plupart des crises géopolitiques se résorbent relativement vite dans les marchés — les grandes exceptions restant les conflits mondiaux et les crises économiques profondes.

C’est précisément pour faire face à ces scénarios extrêmes qu’une construction de portefeuille rigoureuse — ancrée dans la qualité, la liquidité et la diversification réelle — prend tout son sens.

Ces réflexions vous parlent ?

Chaque portefeuille mérite une approche sur mesure, calibrée selon vos objectifs, votre horizon et votre tolérance au risque.

Parlons de votre profil

Daniel Maes

Senior Wealth Manager


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