Dans cette nouvelle vidéo, Erwin Deseyn, Chief Investment Officers présente son analyse des marchés financiers et les perspectives actuelles qui se dessinent dans un contexte où l’équilibre entre « Feu » (les moteurs qui soutiennent l’économie mondiale) et « Glace » (les risques qui continuent à peser sur les marchés) reste délicat.

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Marchés obligataires : un retour après une décennie de faibles rendements
Les investisseurs en obligations d’État — en Allemagne, aux États-Unis, au Japon ou au Royaume‑Uni — ont traversé une véritable « décennie exigeante». Les rendements réalisés ont été négatifs ou extrêmement faibles, ce qui constitue un fait notable dans l’histoire financière récente.
Aujourd’hui, la situation devient de nouveau plus intéressante pour l’investisseur obligataire.
Le Government Bond Yield Cushion montre de combien les taux pourraient encore augmenter avant que les rendements courants des obligations ne cessent d’amortir cette hausse. Les obligations sont désormais protégées contre une hausse d’environ 50 points de base.
L’impact d’une éventuelle baisse des taux
En cas de récession ou de choc financier entraînant une baisse des taux, les obligations pourraient redevenir un puissant outil de diversification. Une baisse de 1 à 2 % pourrait offrir des rendements compris entre 10 et 20 % — un potentiel non négligeable même si ce n’est pas notre scénario central.
Marchés actions : une concentration extrême et des valorisations élevées
La situation des marchés actions a peu changé en un an : le poids des sociétés américaines dans le MSCI World reste exceptionnellement élevé et l’ »exceptionnalisme » US est toujours bien présent.
Les sociétés américaines conservent un poids très important dans les indices mondiaux.
L’exceptionnalisme américain reste bien présent, porté notamment par le secteur technologique.
Au sein du S&P 500, les 10 plus grandes entreprises, dont les Magnificent Seven, représentent plus de 40 % de la pondération. Cette forte concentration reste un élément clé dans l’environnement actuel des marchés.
En termes de valorisation :
- le S&P 500 se traite autour de 22 fois les bénéfices, soit un earnings yield d’environ 4,5 %
- les 10 plus grandes sociétés se traitent autour de 30 fois les bénéfices, soit un earnings yield d’environ 3,3 %
Ces niveaux de valorisation restent élevés d’un point de vue historique.
Des opportunités plus attractives en dehors des États-Unis
En revanche, des valorisations plus raisonnables existent ailleurs :
- Europe : environ 15 fois les bénéfices
- Chine : environ 12 fois les bénéfices
Ces marchés offrent des « earnings yields » attractifs et des points d’entrée plus équilibrés pour les investisseurs.
« Fire and Ice » : un équilibre délicat pour les marchés financiers
Les marchés financiers évoluent aujourd’hui dans un équilibre que nous qualifions de « entre le feu et la glace ».
D’une part, plusieurs facteurs soutiennent une économie encore très dynamique :
- une politique monétaire qui reste stimulante, avec des baisses de taux attendues aux États-Unis
- un stimulus fiscal important, notamment en Allemagne avec la fin du Schuldenbremse
- un cycle d’investissement massif dans l’intelligence artificielle et les dépenses en capital
- un prix du pétrole relativement bas, favorable à la croissance
A l’inverse, certains risques demeurent :
- une possible réinitialisation des valorisations, notamment sur les grandes valeurs technologiques et liées à l’IA
- des tensions géopolitiques, en particulier entre les États-Unis et la Chine
- le risque de rapatriement de capitaux (reshoring of capital), notamment dans le contexte des déficits américains
- le retour potentiel de craintes de récession ou d’événements imprévus (Black Swans)
Une correction dans un contexte de forte concentration des indices pourrait avoir un impact significatif sur les marchés.
Quelles conséquences pour les investisseurs?
Tant que le scénario « Feu» domine
- l’investissement passif continue de bien fonctionner
- les actions américaines, les méga-capitalisations et les thèmes liés à l’intelligence artificielle restent porteurs
- les obligations indexées sur l’inflation, ainsi que l’or et l’argent, conservent un attrait
En cas de retour du scénario « Glace»
- l’investissement actif retrouve un avantage
- les obligations jouent pleinement leur rôle de diversification
- certaines devises comme la couronne norvégienne ou le dollar australien redeviennent intéressantes
- les actions de valeur et de qualité tendent à surperformer
Le free cash-flow : une stratégie gagnante
Chez CapitalatWork, le free cash-flow est au centre de notre philosophie d’investissement.
Une forte génération de free cash-flow permet de bénéficier d’une croissance économique soutenue (tirer parti du feu) tout en offrant une protection en cas de retournement des marchés (se protéger contre la glace).
Dans des phases plus difficiles, les entreprises capables de générer durablement du free cash-flow ont historiquement démontré leur capacité à mieux résister et à performer.
Vous souhaitez obtenir plus d’informations sur nos services ? N’hésitez pas à nous contacter via info@capitalatwork.be
