« La compliance fait partie du business »

07.05.2019

C’est avec un bagage juridique et fiscal (Université de Gand) qu’Herman Coppens a fait ses premiers pas chez KPMG. Il est ensuite passé à la Générale de Banque, où il a occupé pendant plus de dix ans des fonctions dans le domaine de la fiscalité principalement. « Je me suis ensuite chargé de l’introduction en bourse de fonds de placement immobilier », explique-t-il. En 1999, il a rejoint les rangs de Petercam. En 2001, il est devenu collaborateur au sein du family office « Praxis », où il a assisté des gens fortunés à la recherche d’un banquier et d’un avocat convenant à leurs besoins. . En 2004, il devient le directeur général d’Intertrust Belgium.

En 2010, vous vous retrouvez « Group Head of Compliance » du groupe Intertrust.

HERMAN COPPENS. « C’est exact. Ce fut un changement radical. C’était comme si, soudain, je passais du statut de chasseur  à celui de garde-chasse ! (rires). J’ai occupé ce poste jusqu’en juillet 2017, date à laquelle j’ai quitté l’entreprise après une restructuration. Mais la compliance (le respect des règles de conduite dans une organisation, ndlr) me tenait à cœur. Pendant tout un temps, j’ai continué sur cette voie en tant qu’indépendant en effectuant le suivi de quelques missions. J’ai ensuite été engagé par la société de gestion de patrimoine CapitalatWork. Au départ, c’était aussi comme indépendant, mais assez rapidement, j’y suis devenu salarié.»

Qu’est-ce qui vous plaît dans vos fonctions ?

HERMAN COPPENS.  « CapitalatWork est une  entreprise à taille humaine, ce qui était un défi qui me plaisait. La taille modeste de l’entreprise implique que le chef compliance officer, se voit confier  beaucoup de responsabilités. Pour la même raison, nos filières de décision sont courtes et surtout très rapides. Enfin, le département compliance est une petite équipe : trois personnes au Luxembourg et deux en Belgique, y compris moi-même. C’est ce qui nous rend très proches de la direction. Je partage ma semaine de travail entre la Belgique et le Luxembourg. »

Qu’est-ce qui vous a marqué l’année dernière ?

HERMAN COPPENS.  « Le peu de temps de réaction dont nous disposons. C’est une règle générale. Les contraintes sont de plus en plus importantes aussi, quelle que soit la taille de l’entreprise. Cela signifie que, même en tant qu’intervenant de plus petite taille, il faut répondre à toutes les exigences légales et réglementaires. Par ailleurs, il faut aussi rester positif. Placer la barre haute permet de jouer la transparence. C’est une bonne chose pour le secteur. CapitalatWork tient à faire savoir qu’elle est une société de gestion de patrimoine, et pas un chasseur de patrimoine. C’est important à mes yeux. »

Quels objectifs sont prioritaires, selon vous ?

HERMAN COPPENS.  « Il y a beaucoup de choses qui évoluent. L’utilisation des systèmes e-banking et des outils de communication a évolué considérablement ces dernières années. Des règles strictes  sont applicables sur ce domaine. C’est un défi sérieux pour moi, parce que je dois bien en comprendre le fonctionnement. »

«Il faut élargir son champ de vision, je crois. À mon avis, la compliance n’est pas un sujet distinct, mais une composante à part entière de l’entreprise. Il faut créer un certain automatisme chez les collègues. Lorsqu’un gestionnaire de fonds rencontre un client, il doit immédiatement se poser la question de savoir ce qu’il convient de faire précisément en matière de compliance. Pour cela, le chief compliance officer ne doit pas rester  seul dans sa tour d’ivoire. Il faut soutenir le business. J’essaie de donner cet exemple dans mon travail. »

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